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Ascension du Rucu Pinchincha

Le Rucu Pinchincha est un volcan qui culmine à 4698 mètres à 8 kms à l'est de Quito. Pour faire son ascension, il faut quand même être motivé et aimer faire de la montée. Les panoramas qu'il offre sont de toute beauté. On peut apercevoir entre autres par beau temps le volcan Cotopaxi avec son sommet enneigé. Ce dernier se gravit avec un guide et il faut être bien acclimaté et sportif pour arriver au bout. Depuis le sommet du Rucu, il est possible de rejoindre son voisin le Guagua Pinchincha qui lui, culmine à 4784 mètres.

Volcan Cotopaxi
Le Cotopaxi pour les plus téméraires (et courageux) !

On vous raconte notre ascension

Alors voilà, on avait lu que l'ascension de ce "petit" volcan n'était pas très difficile et se faisait en 4h. Oui c'est vrai nous étions dans les temps, mais le conseil que l'on a pas suivi et qu'on aurait vraiment dû suivre, c'est de faire cette ascension par beau temps. En fait à Quito, il a fait très beau toute la journée, mais c'était sans compter les nuages qui étaient légèrement bloqués au sommet du volcan. Quito se situe à 2850 mètres d'altitude alors que le sommet du Rucu Pinchincha est à 4698 mètres. Je vous fait le calcul, cela fait 1848 mètres de différence. Et la journée n'était pas idéale pour entamer cette excursion...

 

Au début, on monte à 4016 mètres par le téléphérique, il fait beau, quelques  vertiges dus à l'altitude mais on s'acclimate doucement. On admire le paysage, et quel paysage ! Voyez plutôt !

Et c'est parti pour monter, monter, monter, pendant 4h. Tant qu'il fait beau tout va bien. Mais au bout de 3h, après avoir marché dans la terre, la boue, les cailloux, grimpé à même les rochers, on marche maintenant sur le sable, puis la neige. On aura même eu quelques flocons. Le temps n'est vraiment pas au beau fixe et à ce moment là, je suis obligée d'attendre 2 secondes entre chaque pas, tellement mes mollets sont tendus. Jérôme lui, avale la pente tout tranquille, me faisant remarquer que mon rythme est trop lent et qu'il aimerait bien aller plus vite. Les footings n'auront pas suffit à mon entraînement :)

 

 


Puis vient le moment ou les chemins disparaissent et sont remplacés par des rochers. Pour bien que vous compreniez, on escalade quasi couchés sur le flanc de la montagne, posant les pieds un a un sur le rocher en étant sûrs qu nos pieds soient calés, avec le vent, le brouillard et le froid comme compagnons. A des moments, on cherche notre chemin mais le brouillard nous a enveloppé et on ne voit pas à 10 mètres. Le souffle du vent se faufile dans nos manteaux, nos pieds refroidissent, nos doigts s'engourdissent, bref, on regrette bien de ne pas avoir attendu le beau temps pour tenter cette aventure. 


On ne voit plus de balisage, pourtant, personne ne semble s'en inquiéter. Ça devient compliqué mais on sait qu'on est tout proche, peut-être à 50 mètres du sommet. On croise quelques personnes qui cherchent eux-aussi leur chemin et qui continuent s'enfonçant dans le brouillard. A ce moment, on évalue la situation :

 

1 : ça fait que 2 jours que nous sommes à Quito et on est pas encore bien acclimaté à l'altitude. C'est le tout début de notre voyage et ni Jérôme, ni moi n'étions déjà montés aussi haut. Il y a même un garçon très sympathique croisé plus bas qui nous a montré comment franchir un passage difficile sur la roche, qui nous a dit qu'on était des fous de faire cette ascension si tôt.

 

2 : on ne voit plus de balisage pour nous montrer le chemin

 

3 : le brouillard et le froid ont eu raison de nous

 

4 : on a encore la descente à faire et on n'a pas pris nos bâtons de randonnée

 

Avec tous ces paramètres réunis, on se dit qu'on a pas mal assuré, et on décide donc de faire demi tour après 3h40 d'ascension.

 

 

Rucu Pinchincha
Le brouillard est juste au dessus de nos têtes...

La descente s'est mieux passée que c'qu'on pensait mais comme j'étais sur les rotules, nous avons mis environ 2h à redescendre.

  

 

Nous somme rentrés lessivés et un gros mal de tête pour moi, mais super contents car même avec des nuages, le paysage était à couper le souffle. C'est tellement agréable de voir de si haut, la ville si fragile nichée entre les montagnes, la cordillère des Andes qui se dévoile un peu, et on a même pu voir un bout du fameux volcan Cotopaxi derrière les nuages. Pour une première fois à une telle altitude, on est restés scotchés devant ce spectacle.

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Commentaires: 6
  • #1

    D'ju (mercredi, 11 juillet 2018 00:06)

    Bon... l histoire se termine bien, mais prudence en altitude, un petit check météo, l accord des sages de la haut, avant le départ pour votre prochaine ascension ;). Kiffez bien. Les photos donnent bien envie ;)

  • #2

    Guillaume (vendredi, 13 juillet 2018 15:55)

    Il faut savoir renoncer, vous avez eu raison.
    Jeunes fous ;-)

  • #3

    Bitume et cacahuètes (samedi, 14 juillet 2018 04:44)

    D'ju : Merci ! Oui c'est la prudence qui nous a fait rebrousser chemin :)
    Guillaume : on essaie d'être réalistes tout en gardant de la folie !

  • #4

    Arnaud (lundi, 16 juillet 2018 07:06)

    Super !
    Sage décision d être redescendu☺

  • #5

    Laura (dimanche, 12 août 2018 00:43)

    C'est dommage que vous n'ayez pas eu le temps idéal, vous êtes très courageux, moi je suis trop frileuse hihi
    Bravo à vous, c'est déjà énorme 3h40 et je n'aurai jamais osé tenter la balançoire non plus, j'ai le vertige !!!
    Revenez avec tous vos doigts de pieds !!!
    Hi <3

  • #6

    Bitume et cacahuètes (mardi, 14 août 2018 21:38)

    Laura, oui les choses auraient été différentes avec un grand ciel bleu, mais on en garde quand même un super souvenir comme quoi...