· 

Equateur, bilan et impressions

24 jours en Equateur, que ça passe vite !! On aura vu des paysages de fou, côtoyé les locaux de près, surtout dans les transports, fait connaissance avec beaucoup d'animaux et réalisé à quel point d'une culture à une autre, les codes sociaux sont tout à fait différents.

 

Les transports

Le bus

 

Le bus est une institution en Équateur !! Le train n'existe plus et tous les trajets peuvent se réaliser via ce moyen de transport. Dans les villes, il vous en coûtera en général 0.25 USD par personne pour 1 trajet. En ce qui concerne les voyages inter-villes, les tarifs sont différents.

 

Le bus est le moyen de transport numéro 1 que nous avons utilisé car de loin le moins onéreux. Mais force est de reconnaître que je me suis parfois arraché les cheveux pour gérer les connexions.

 

Les bus interprovinciaux fonctionnent plutôt bien.

Pour accéder aux informations les concernant : il faut trouver le terminal terrestre qui gère votre déplacement (vers le nord ou vers le sud par exemple) de la ville, puis vérifier les compagnies qui réalisent le voyage. Les infos ne sont pas toujours disponibles sur le net, même en cherchant dans les forums et les blogs, surtout que les horaires changent régulièrement.

 

Ainsi on part parfois tôt le matin pour arriver dans une ville étape et on se rend compte que le prochain bus qui part pour la suite du voyage n'est que dans 6h (cf bus pour passer la frontière équateur Pérou). Difficile à encaisser pour un occidental...

 

Les bus de Quito, attention les surprises !!

 

Il existe 4 grandes lignes de bus qui parcourent la ville dans sa longueur et qui sont bien renseignées. Il s'agit des lignes de Metrobus-Q : Trole, Ecovia, Sur Occidental et Sur Oriental. La carte des bus est à télécharger  sur getquitoecuador.com . 

 

En revanche, il existe tout un réseau de petits bus bleus, qui au passage, crachent des nuages noirs qu'il ne fait pas bon respirer, qui parcourent la ville selon des trajets définis mais dont aucun plan ne retrace le parcours. Autant vous le dire tout de suite, c'est un piège pour les touristes que nous sommes. Malgré les directions écrites sur les pare brises, on n'était jamais serein au moment de les prendre, surtout que la personne qui ramasse la monnaie est censée annoncer les arrêts et ne le fait pas forcément. Et comme les arrêts ne sont pas notés dans les rues... Bon courage!

Enfin, à noter aussi que le rapport au temps et aux distances des équatoriens est très différent du notre. Si vous leur demandez si le bus va à tel arrêt, ils vous diront oui ou non. En revanche, ils ne penseront pas forcément à vous préciser qu'il y a un autre bus dans la rue d'à côté, qui vous y emmènera et 30 min plus vite...  

Conseils : 

  • Quand vous souhaitez rejoindre Quito depuis une autre ville : pensez à demander à quel terminal le bus finit son trajet ? Quito s'étire sur 50 kms, et rejoindre le terminal nord "Ofelia" depuis le terminal Sud "Quitumbe" (et inversement) prend facilement 1h.
  • Quand vous prenez un bus bleu : prévoyez pile le compte, certains sont tentés de vous demander plus que le prix officiel de 0.25 USD. Cependant, en équateur, on n'a pas trop été confronté à ça (car oui, il arrive qu'on n'ai plus de monnaie sur nous ;)
  • N'hésitez pas à demander votre route aux locaux dans les bus, ils vous répondrons sincèrement et en plus, ça instaure un bon climat pour le reste du trajet !

Les taxis

Parfois les taxis sont les seuls moyens d'arriver à destination !! On n'a pas eu de problème particulier avec eux, on les trouve même dans l'ensemble plutôt professionnels et aidant. On a toujours eu à fixer le prix de la course avant de partir, le compteur n'étant jamais utilisé. Toutefois, on a bien fait attention à ne prendre que des taxis avec les plaques oranges ou blanches et oranges (nous avons lu sur tous les blogs que ce sont les taxis officiels).

 

Le gros point noir des taxis, c'est qu'ils klaxonnent tout le temps, et à n'importe quelle heure ! Que ce soit pour prévenir qu'il double, que toi, piéton, tu dois te pousser car ils passe, que toi le chien, si tu déguerpies pas, il va t'écraser, ou pour t'interpeller pour te dire "hey, monte dans mon taxi je t'emmènes où tu veux !" Ce qui est très chiant à la longue ; il faut apprendre à faire abstraction. Il faut donc aussi éviter d'avoir un hôtel ou les taxis passent souvent si vous souhaitez bien dormir.

 

Conseils : 

 

  • Pour prendre un taxi, suffit de lui faire signe, il y en a partout et tout le temps.
  • Placez-vous stratégiquement : regardez un peu la carte avant de prendre un taxi est utile pour plusieurs raisons : parfois, vous êtes dans une rue à sens unique et ce n'est pas le sens de votre destination, du coup soit le taxi vous dit non, soit il vous prend beaucoup plus cher. Parfois, il vous suffit de marcher quelques rues pour être beaucoup plus près de votre destination en voiture car celle-ci n'a pas à faire de détours (sens unique, feux, voie piétonnes à contourner...), et en plus vous économiserez quelques dollars !!
  • Négociez le prix directement avant de monter dans le taxi : pas de stress si le compteur est pas allumé, pas de stress à voir le compteur défiler à toute allure (ça nous est arrivé mais heureusement, le chauffeur avait trop de détours a faire pour rejoindre la bonne direction donc on s'est mis d'accord et on est descendus !) et pas de stress à se demander si on se fait arnaquer ou non ! Vous pouvez vous renseigner facilement du prix des taxis à votre hôtel où à un commerçant avec qui vous avez eu un bon contact par exemple.
  • Pendant le trajet : mettez votre GPS (maps.me) pour vérifier qu'il va au bon endroit au cas où, mais là aussi, nous n'avons jamais eu de problème.

L'hébergement

Clairement, on n'a pas fait de folies au niveau des hébergements. On s'est concentré sur des hostal et autres auberges de jeunesse, en chambre dortoir ou double privée, mais en aucun cas des hôtels.

 

Selon les endroits, on a eu un panel assez large de niveaux de conforts mais rien de franchement mauvais. On a même eu quelques bonnes surprises ou les auberges avaient un très bon wi-fi ou bien un super endroit collectif ou se poser, ou encore une super cuisine et salle à manger avec thé gratuit et de la place pour tout le monde. Le pire qui nous soit arrivé était une douche froide ou un ronfleur dans les dortoirs.

 

Mention spéciale à 4 auberges en particulier :

 

  • À Quito, le personnel du "Color petite house" a vraiment été génial avec nous. L'hostal est mignon mais il souffre malheureusement de son emplacement le long d'une grande avenue d'un côté, et d'un quartier animé (boîtes, bars) de l'autre.

 

 

 

Mais on a surtout eu de vraies belles surprises à :

 

 

  • Mindo, avec la "Casa de Cécilia" : cafet' au bord de la rivière, petit jardin agréable et hamacs, le top !
  • Chugchilan, également sur le trek de Quilotoa, avec l'hostal "El Vaquero" : entre les montagnes, et jolie chambre avec vue !

 

 

 

  • Isinlivi, le long du trek de la lagune de Quilotoa avec l'hostal "Taita Cristobal"  : belle terrasse, lamas, et lit avec couvertures chaudes et douces !!!

 

Demi-finale de coupe du monde oblige !!!
Demi-finale de coupe du monde oblige !!!

Ces 3 hostals étaient vraiment très agréables, confortables (douches chaudes...), situés dans des endroits magnifiques avec vues ou rivières aux abords, un personnel attentionné, et proposant le dîner et le petit déjeuner (compris ou pas).

La sécurité

La sécurité

 

Avant de partir, on avait un peu tout lu concernant la sécurité en Équateur. Et même en arrivant à Quito, les 1ères personnes qu'on a rencontrées nous ont tout de suite averti de faire très attention avec nos affaires. On voyait aussi très bien les regards insistants de certaines personnes sur nous dans le bus.

 

Mais pour être honnête, on ne s'est jamais senti en insécurité en Equateur. Bien évidemment, on n'est pas non plus allé se promener avec nos 40 kgs de bagages dans les banlieues les plus pauvres des villes...

 

Pendant nos balades à pied de jour en ville, aucun problème. Cependant, on a été pris par le temps à plusieurs reprises et on s'est retrouvé de nuit à crapahuter dans les rues pour rentrer à l'auberge. On n'était pas sereins mais voilà, en restant dans les rues principales, ça risque rien. Dans les villes autres que Quito, on est sorti la nuit car on n'avait vraiment aucune crainte. Aucun problème non plus lors des treks, les locaux nous aidaient même à ne pas nous perdre. A noter toutefois, plusieurs guet-apens d'enfants pour nous extorquer des caramels !!

 

Aux guichets de banque, en général, il y a toujours un policier à 5 m, et lors des trajets en taxi, on vérifiait de temps en temps le GPS pour savoir si on allait dans le bon sens. On n'a jamais eu de mauvaises surprises.

 

Conseils : 

  • Dans les bus de ville : mettez toujours votre sac à dos devant vous et soyez vigilants, car les bus sont vite bondés.
  • Dans les bus interprovinciaux de jour ou de nuit :

         - Si vous avez un sac à mettre dans la soute, la housse de protection cadenassée est indispensable. D'abord pour limiter la tentation de vol mais aussi et surtout parce que les soutes sont sales,  poussiéreuses et que votre sac est malmené pendant le voyage. Vous serez bien contents que votre sac à dos reste propre et en bon état. N'hésitez pas à vérifier si vous le pouvez, lors des ouvertures des soutes que vos bagages n'ont pas été descendus par mégarde, soit en regardant par la fenêtre, soit en descendant carrément du bus si vous avez un doute.

 

         - Tenez  ou attachez votre sac à dos à vous dans les bus de nuit. Ne les mettez jamais dans les rangements en haut ou à vos pieds, les vols qu'on nous a raconté étaient toujours dû à ce type de négligence.

  • Évitez les petites rues non éclairées la nuit, mais franchement, dans les grandes rues, restez cool !
  • Vu notre expérience à Quito (voir article Quito), on a pris un reflex, c'est de garder Maps.me allumé. Comme ça maintenant, on sait à peu près où il faut s'arrêter quand on prend un transport et dans le pire des cas, si on s'est trompé de bus, on s'en rend vite compte.

La nourriture :

 

On ne savait pas trop à quoi s'attendre en arrivant en Équateur mais on a au final été très agréablement surpris autant pour les prix que pour le plaisir gustatif.

 

Le desayuno (petit déjeuner) correspond à un petit brunch en France. Thé ou café, jus de fruit naturel (mmmm le vrai jus de fruit de la passion ou d'ananas dès le matin! ) du "pain" avec du beurre (la confiture est plus rare) et des œufs cuits en omelettes, au plat, ou brouillés. Quelques variantes avec parfois du yaourt maison avec des céréales, des fruits et des pancakes à la banane.

 

Un repas typique commence très souvent par un ceviche (une soupe de jus de poisson aux légumes et marinée au citron, accompagnée d'un sachet de pop corn). Le plat est composé d'une pièce de viande (carne ou pollo (poulet)) ou de poisson accompagnée de riz et de pommes de terre. La pièce de viande ou de poisson est généralement grillée (pour ma part, le pollo a la  plancha m'a conquis !)

 

On a aussi goûté aux fritadas con papas, morceaux de porcs cuits à l'eau puis frits dans leur propre graisse une fois l'eau évaporée, accompagnés de pommes de terre. Plutôt bon, mais attention si le gras n'a pas fondu!  On a aussi testé  la bola de verde, une boule de banane plantin avec de la viande ou du fromage à l'intérieur. 

 

Sur la côte, n'hésitez pas à manger des produits de la mer, ils seront frais et normalement bien préparés.

 

On ne vous dit pas tout, on vous laisse un peu de suspense pour votre propre voyage ! Clairement, les équatoriens ne sont pas radins quand ils vous servent. L'assiette est généralement très bien remplie et vous sortez repus.

 

En revanche, les desserts ne sont pas leur point fort. Sauf exception, on s'en passe ou alors optez pour une glace, car ça, ils savent faire !

 

En effet, on a trouvé les équatoriens très gourmands. Dans la rue, ils mangent tout le temps. Entre les stands sur les marchés et le nombre incalculable de vendeurs ambulants d'empenadas, de fruits, de chips au plantain, de glaces et que sais-je encore?, il y a de quoi faire le plein de calories !

 

On a testé et beaucoup aimé la cuisine de rue, sauf la fois où nath est tombée malade mais que voulez-vous, on ne pas peut avoir de la chance tout le temps ! Un de nos meilleurs souvenirs culinaire du pays est d'avoir mangé au marché d'Otavalo un plat de riz pommes de terre accompagné de morceaux de porc grillés et sa peau croustillante, vraiment extra pour les papilles, le tout en essayant de discuter avec les locaux, et tout ça pour 2 USD !

 

Enfin, en ce qui concerne les produits pour se faire à manger, on peut facilement trouver ce qu'il faut dans les petits ou grands supermarchés. Après effectivement, oubliez le bon saucisson, le fromage mais pour ce qui est du yaourt, c'est tout bon ! Et mention spéciale aux fruits bien sûr, citrons, ananas, mandarines, bananes et fruits de la passion. On a beaucoup moins aimé la papaye et la tomate de arbol, beaucoup servie en jus mais un peu fade et que je ne suis pas prêt de reboire. 

 

Les plus, les moins

 

Au final, on a beaucoup aimé voyager en Équateur. On y aurait facilement passé le double de temps pour visiter entre autres un peu plus la côte pacifique, et des villes comme Cuenca, Riobamba ou encore Vilcabamba. Et bien sûr avec plus de budget les Galapagos !!

 

On retient beaucoup la gentillesse non feinte des gens. Régulièrement, ils viennent vous apporter leur aide de leur propre chef sans que vous ne les sollicitiez, et on échange vite des rires et sourires avec eux.

 

Côté visite, on a beaucoup aimé Mindo et la journée passée à Isla de la Plata. En particulier la vue des baleines sortant de l'eau et le bruit de leur nageoire qu'elles claquaient sur l'eau.

 

Côté déception, l'immersion en Amazonie qui n'en est pas une mais simplement une visite touristique et la vision "pompe à fric" qu'on a ressenti de la part de César aux cabanes de Nanambiiki. Egalement, le trop plein de pollution à Quito qui fini par être écœurant si vous y restez trop longtemps.

 

Écrire commentaire

Commentaires: 4
  • #1

    Xavier (lundi, 20 août 2018 18:50)

    C'est la mode du ceviche en France
    (Au moins dans ma famille)
    Bonne continuation ! Je vous embrasse

  • #2

    Camilla y Nicola (jeudi, 23 août 2018 19:36)

    Hola chicos!!! je vous ai trouvé ! Trooooop chouette de lire vos aventures palpitantes, c'est rigolo, ca me refait revivre un peu le truc par procuration ! et dis donc on n'a raté des choses a faire ! enfin peut être un jour un autre tour et les Galapagos :s
    gros bisous de Naoned

  • #3

    Bitume et cacahuètes (mercredi, 29 août 2018 02:58)

    Xavier : oui mange du ceviche ! C'est bon pour la santé ! :-)
    Hey amigos Camilla y Nicolas ! On est heureux de savoir que vous nous suivez ! On imagine qu'il y a des choses vous qui parlent, nostalgie... Gros bisous à vous 2 !

  • #4

    Guillaume (mercredi, 29 août 2018)

    Sympa comme bilan pour un début d'aventure, c'est dense, ça commence bien :-)
    Vous lire nous donne envie de repartir, continuez à écrire :-)